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tant de soldats pour la guerre, qu'il semblait qu'on nepouvait jamais assez 6pargner la main-d'ceuvre, et quetout artisan renvoye' d'un metier en trouverait toujoursdix autres qui s'offriraient ä lui. Les circonstances nesont plus les m£mes aujourd'hui, et le travail ne suffitplus aux travailleurs. Nous en avons d6jä indique' quelquescauses, et nous en verrons d'autres encore ; en attendantpersonne ne contestera sans doute qu'il n'y a de l'avantageä substituer une machine ä un homme, qu'autant que cethomme trouvera de l'ouvrage ailleurs, et qu'il vaut mieuxque la population se compose de citoyens que de machinesä vapeur, lors m£me que les Stoffes fabriquees par lesPremiers seraient plus cheres que Celles que fabriquent lessecondes...
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En Angleterre le commerce et les manufactures occupent959.632 familles, et ce nombre est süffisant ä pourvoirde tous les objets manufactures, non pas seulementl'Angleterre, mais encore la moitie' de l'Europe et lamoitie" des habitants civilis<§s de l'Amerique. L'Angleterreest une grande manufacture qui pour se maintenir estobligee de vendre ä presque tout le monde connu. Fau-drait-il offrir une recompense ä celui qui trouverait lemoyen de faire accomplir le mfime ouvrage par 90.000familles, de le faire accomplir par 9.000 ? Si l'Angleterrer^ussissait ä faire accomplir tout l'ouvrage de ses champset tout celui de ses villes par des machines ä vapeur, etä ne compter pas plus d'habitans que la r^publique deGeneve, tout en conservant le mfime produit et le m£me