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Sismondi
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76 SISMONDI

renvoyer des villes plus de la moitie des ouvriers desmanufactures. La nation n'est autre chose que la reuniondes individus dont eile se compose, et les progres de sarichesse sont illusoires, s'ils sont obtenus au prix de lamisere commune et de la mortalit£.

LA GRANDE USINE. DIVISION DU TRAVAIL ET MACHINES 1

L'accumulation des capitaux et la r£duction du tauxde l'interet d&erminent presque toujours le fabricantä employer deux expedients, qui marchent ordinairementensemble, la division du travail et les machines. Tousdeux tendent ä reduire son prix de fabrique, et par cons6-quent ä etendre son d£bit. La division du travail supposeque l'entreprise est faite sur une beaucoup plus grandeechelle, puisque chaque ouvrier reduit ä une seule Operationtrouve moyen de s'en occuper constamment ; eile exigedonc plus de capital circulant : d'autre part la multiplica-tion des machines qui remplacent ou abregent le travailde l'homme, demande toujours un premier etablissementcoüteux, une premiere avance qui ne rentre qu'en detail :eile suppose donc aussi la possession de capitaux oisifsqu'on peut öter au besoin present, pour en fonder une sortede rente perpätuelle.

La division croissante du travail est, comme nousl'avons dejä vu, la plus grande cause de l'accroissementde ses pouvoirs productifs. Chacun fait mieux ce qu'ilfait uniquement; et lorsqu'enfin tout son travail est reduit

i. Nouveaux Principes d'Economie polüique..., livre IV, chap. VII (2°6d.,1827, vol. I, p. 394 sqq.).