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Tom. 1 (1685)
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147
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 147Ce miserable homme se voyant donc comme AnbreDEL CAS-en possession de joûïr tout seul de l'honneur & τάνο.des avantages qu'il croyoit luy avoir esté o$tezpar Dominique, $e mit a faire plu$ieurs ouvragesdans Florence.Ce fut luy qui travailla à cette funeſte peintu-re que la Republique fit representer contre le Pa-lais du Podesta, lors qu'en l'année 1478. les en-nemis des Medicis éxécuterent contre eux unehorrible conjuration.Il y avoit long-temps que les Medicis e$toientcon$iderables dans Florence, & qu'ils y paroi$-soient comme les protecteurs de la liberte, & lesennemis capitaux de la faction des Gibelins. Co$-me avoit aquis par sa prudente conduite une au-torité $i grande dans la ville, qu'il dispo$oit à savolonté du Senat & de tout le peuple. C'e$toit unhomme liberal & magnifique, qui par ses basti-mens & ses autres dépenses publiques, secouroitles pauvres, & se rendoit le bienfacteur de tou-tes les personnes de merite. Estant mort en 1464.il lai$$a un fils nommé Pierre, qui hérita de soncredit & de son autorité, au$$i-bien que de $esgrandes richesses & de ses nobles inclinations. CePierre eût pour successeur dans l'administrationde la République, Laurens de Medicis $on fils, quiavec Julien son frere travaillerent beaucoup à lagrandeur de l'Estat. Mais comme l'Estat ne pou-voit s'accroistre sans que l'autorité des Mediciss'élevast en mesme temps, leur élevation ne man-1