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Tom. 1 (1685)
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125
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 125siderables de leur ville en qualité d'Ambassa-GIOTTINOdeurs.Les Florentins se voyant donc assez forts pourtout entreprendre, & n'ayant besoin que de chefspour conduire l'Estat de la République : l'Eves-que fit sonner la cloche, & le peuple s'estant as-semblé, on éleût quatre citoyens pour gouver-ner avec l'Evesque. Cependant on ne laissoit pasd'attaquer jour & nuit le Palais du Duc, & defaire dans la Ville une exacte recherche de tousceux qui avoient esté attachez à son service. Ontrouva trois de ses créatures qui furent mises enpieces ; & s'e$tant $ai$i d'un Henri Feï comme ilta$choit de $e $auver en habit de Religieux, onle pendit la teste en bas. On luy ouvrit le ven-tre, & aprés avoir esté quelque temps exposé encét estat à la veûë de tout le monde, les enfansle trai$nerent par les ruës, & enfin le jetterentdans la riviere.Le Duc qui voyoit exercer tant de cruautezà l'endroit des siens, n'avoit pas peu de sujet decraindre pour sa personne. Il taschoit donc d'em-ployer toutes $ortes de moyens pour faire son ac-commodement ; & pour en venir à bout, non-seulement il avoit recours aux bons offices desAmbassadeurs de Sienne, mais encore à l'entre-mi$e de l'Eve$que. D'abord le peuple fermoit l'o-reille à toutes $ortes de propo$itions ; & commeenfin il consentit avec beaucoup de difficultéque le Duc sortist de la Ville la vie sauve, il s'o-ii