ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 121sieurs personnes, qui pensant luy rendre service,luy avoient donné avis des conspirations qu'onfaisoit contre luy. Matteo di Marozzo fut l'unde ceux-là : il le fit pendre, & trai$ner par les ruës,croyant que la veuë d'un spectacle si horribledonneroit aux Florentins de plus pui$$ans témoi-gnages de la confiance qu'il avoit en eux.Mais comme il ne changeoit pas pour cela samanière ordinaire d'agir : sa conduite, & celle detous ceux qui avoient part aux affaires, éloigna sifort l'affection que les peuples avoient eûë d'a-bord pour luy, & aigrit tellement les e$prits desprincipales familles, qu'il ſe forma tout d'un couptrois diférens partis, qui, sans $e communiquerrien les uns aux autres, conjurerent également saruine ; & ce qu'il y a de remarquable, est que lechef d'un des partis e$toit Angelo Accioli, cemesme Evesque qui avoit loûé le Duc avec tantd'excés lors qu'il fut créé Seigneur de Florence.Tous les conjurez convenoient ensemble dele perdre ; mais tous cherchoient des moyens di-férens. Comme cette grande affaire ne put estretraitée $i $ecretement que le Duc n'en eu$t avis,il fit prendre deux des conjurez de l'un des troispartis ; & aprés leur avoir fait souffrir la ge$ne, ilapprit de leur bouche que leur chef e$toit An-tonio de gli Adimari.Quoy-que le Duc fut aſſez ſurpris quand ilsceût le nombre & la qualité des conspirateurs,il crut néanmoins qu'il n'estoit pas à propos deI. Tome.
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