ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 8temps qu'il récompensoit si glorieusement le $er-vice de ses soldats : de mesme que les Romainsqui ne trouvant rien de plus avantageux à la me-moire des grands hommes, que de mettre leursstatues dans les places publiques, accordoientaussi cette faveur à ceux qui avoient fidelementservi leur païs. Les femmes pouvoient aussi avoirpart à cette gloire, puis que pour décerner deshonneurs particuliers à la vertu de Clelie, on luydre$$a une ſtatue où elle eſtoit repreſentée ſur uncheval. Et cela se faisoit-il à autre dessein quepour satisfaire au desir qu'on a ordinairement deconnoi$tre les per$onnes qui $e $ont $ignalées parleurs belles actions?Mais quel que $oit le $ujet qui ait rendu la Pein-ture ſi illuſtre ; je croy que l'ordre qui s'obſervoitanciennement parmi les Ouvriers estoit une descauses pourquoy il y en avoit de si excellens danscét Art. Car tous les Egyptiens, à ce qu'on remar-que, ne devenoient $çavans dans toutes $ortes deprofessions, que parce qu'ils avoient une loy quine permettoit pas à ceux qui une fois avoient faitchoix d'un employ, d'en embrasser plusieurs àla fois, ni de tenir aucuns offices dans l'Estat, decrainte qu'un desir ambitieux d'entrer dans lamagi$trature, ou l'occupation des affaires publi-ques ne les détourna$t de leur travail ordinaire.Il e$t a$$ez difficile en effet, luy dis-je, qu'unme$me homme pui$$e éxécuter parfaitement plu-sieurs choses de diférente nature. Mais à monL ij
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