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Tom. 1 (1685)
Entstehung
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33
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 33Que s'il $ort quelques figures de la main desplus excellens Mai$tres, l'on rencontre une ju$teconvenance de toutes les parties du corps, & unebelle uniformité de mouvemens qui concourentà une me$me fin : c'e$t alors qu'on admire com-me quoy la beauté & la grace forment un ou-vrage parfait.Ce je ne ſçay quoy qu'on a toûjours à la bouche, & qu'on ne peut bien exprimer, e$t commele nœud secret qui assemble ces deux parties ducorps & de l'esprit. C'est ce qui résulte de la bellesimetrie des membres & de l'accord des mouve-mens ; & comme cét assemblage se fait par unmoyen extrémement subtil & caché, on ne peutle voir assez, ni le bien connoistre, pour le repre-senter & pour l'exprimer comme l'on voudroit.Cependant on peut dire qu'il $e remarque $ur unvi$age de la me$me $orte que cette frai$cheur &ce feu que l'on voit au matin sur une rose quicommence à s'épanoûïr ; la forme, & la beautéde ses couleurs estant comme le siege de cettefraiſcheur & de cét éclat qui paroiſt d'une manie-re toute spirituelle. Car ce je ne sçay quoy n'estautre cho$e qu'une $plendeur toute divine, quinai$t de la beauté & de la grace.Cette obſervation de beauté & de grace m'afait connoi$tre pourquoy dans ces vi$ages de cirequ'on moule $ur le naturel, je n'y trouvois pastoûjours cette forte ressemblance que tout le mon-de admire.I. Tome.