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IES

ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 109les plus fortes pour les choſes les plus proches,& le blanc pour les jours, & pour la plus gran-de lumiere. Il ne se sert pas inconsiderementdu blanc & du maſſicot, parce qu'il ne luy re-steroit aucune couleur dont il peust faire lesrehauts qui brillent en divers endroits de cepaysage.Les beaux effets de lumiere, & un éclat dejour que l'on voit au haut d'une montagne quisemble veritablement éclairée du Soleil neparoistroient ny si vrais ny si agreables, s'iln eust ménagé les couleurs les plus claires,ou s'il les eust répanduës également danstout son tableau. Auſſi ce ſont ces coups demaistre qui font dans un ouvrage ce qu'onnomme le precieux ; il ne doit y avoir guerede ces richesses, & mesme comme bien sou-vent ce n'est pas une petite perfection à unOrateur de ſçavoir ſupprimer beaucoup dechoses. Ce n'est pas aussi un témoignage depeu de doctrine à un Peintre quand il retrancheplusieurs parties quoy que belles, de crainteque cette beauté ne fasse tort à son principalsujet ; comme lors qu'il affecte d'oster les cou-leurs vives dans les draperies, & toutes $ortesde broderies dans les vestemens, de peur queces petits avantages ne nuisent à ceux d'uneO iij

Plin. lib 7.epist. 6.