Réflexions critiques48intervalles moindres. Il semble que cesbruits qui ne s'accélerent ou ne $e retar-dent, quant à l'intonnation & quant aumouvement, que suivant une proportionlente & uniforme, soient plus propres àfaire reprendre aux eſprits ce cours égal.dans lequel consiste la tranquillité, qu'unsilence qui les laisseroit suivre le coursforcé & tumultueux, dans lequel ils au-roient été mis. Un homme qui parlelongtems sur le même ton, endort lesautres, & la preuve que leur assoupisse-ment vient de la continuation d'un bruitqui se $outenoit toujours à peu près le mê-me, c'est que l'auditeur se réveille en$ur$aut, $i l'Orateur ce$$e tout-à coup deparler, ou s'il lui arrive de faire quelqueexclamation sur un ton beaucoup plushaut que le ton ſur lequel il déclamait au-paravant. On voit tous les jours des per-sonnes travaillées d'insomnie, ne pouvoirs'endormir qu'au bruit d'une lecture oud'une conversation. Dès que le bruit ces-se, elles se réveillent.Il est donc une vraisemblance ensymphonie, comme en poësie. Commele Poëte est assujetti dans ses fictions à seconformer à la vérité de convenance, demême le Musicien doit se conformer àcette vérité dans la composition de ses
for la Po.r... un