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Premiere Partie (1746)
Entstehung
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447
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sur la Poësie & sur la Peinture. 4ces airs, au son desquels les Pythagori-ciens achevoient de s'éveiller.Pour revenir à la symphonie de l'O-pera de Roland, qui nous donne uneidée des airs, au son desquels les Pytha-goriciens $e dispo$oient au $ommeil, elleest entiérement dans la vérité de l'imita-tion. Il est vraisemblable qu'elle puisseproduire l'effet pour loquel la Poësie duMusicien la destine. Le sentiment nousenseigne d'abord qu'elle est très-propre àcalmer les agitations de l'esprit ; & com-me une discussion bien faite, justifie tou-jours le sentiment, nous trouvons, enl'examinant, par quelles raisons elle estsi propre à faire l'impression que nousavons déja sentie.Ce n'est point le silence qui calme lemieux une imagination trop agitée. L'ex-périence & le raisonnement nous ensei-gnent qu'il est des bruits beaucoup pluspropres à la calmer, que le silence même.Ces bruits sont ceux, qui, comme celuide Logistille, continuent longtems dansun mouvement presque toujours égal, &sans que les sons suivans soient beaucoupplus aigus ou plus graves, beaucoup pluslents ou plus vites que les sons qui les pré-cedent, de maniere que la progressiondu chant se fasse le plus souvent par les