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Cap. 35. Or est licite chose meintenant, comme je ai ditau commencement de ceste ovre, de dire brevement lobien qu'il firent a nostre monastier ces .ij. seignors (i)quar puiz que Richart fu prince de Capue, cercha defaire alegre PEglize nostre, laquelle li predecessor siensturboient ; et oppresse ceuz qui la perseeutoient et men-aient, o la forte main de deffenze, et destruist ceux quidestruisoient la possessions de lo monastier. Li chastel delo monastier traist de la main de lo tyrant qui lo tenoient,et molt autres chasteaux siens laissa a lo monastier dévo-tement, a ce que li frère priassent Dieu pour lui conti-neument; quant il jejunoient les consoloit de poisson. Etlo duc tant amoit l'abbé Desidere, qu'il Pavoit en révé-rence cornent saint Benoît, et non voloit estre sanz laprésence de lo abbé ; et lo abbé non estoit meins amé de
indiqué par les Annales Casinenses ad an. 1077 (On sait que lesdates des Annales Casinenses sont régulièrement en retard d'un an)« Richardus princeps obiit Capuee, quinta feria, cœna Domini et Nea-polis obsidione soluta est et Jordanis fit princeps ». L'année de la mortdu prince est du reste établie d'une manière certaine par les nom-breuses chartes de Jourdain, devenu seul prince de Capoue. Voyezen outre Necrol. Casin. dans Muratori, R. I. SS., t. VII, p. 942, etNecrologium S. Benedicti Capuqni, dans Peregrinus, Hist. princi-pum Langob., t. V, p. 67. Nous voyons par les Annales Casi-nenses que le siège de Naples par Richard de Capoue se continuajusqu'à sa mort, par conséquent pendant près d'un an ; une note deB. Capasso (Monumenta ad Neapolitani ducatus historiam perti-nentia, t. I, Napoli, in-4 0 1S81, p. i35, note 1) permet de supposerque Naples consentit à payer un tribut aux Normands pour que lesiège fut levé; Capasso écrit : « In quibusdam posterions aevi monu-mentis tributum Lormagnaticum seu fidantia invenio, quod veri-similiter ab hoc tempore (le siège de Naples^ par les Normands) certea Northmannis originem habere suspicor.
(1) Robert Guiscard et Richard de Capoue ; Aimé revient sur cequ'il a dit au début de son travail, cf. supra, p. 1, note 2.