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Ystoire de li Normant
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mes toute jor estoit devant Dieu, et estant en Salerne fistmolt de consolation, et donnoit solde a ceuz qui alloientau saint sépulcre en Jherusalem, ou lo verace Jshu-Cristavoit esté; ceauz recevoit en sa maison et lor donoit lortoutes les coses necesssaires, et lor aidoit a complir lorveage liquel avoient accommencié a faire; et avoil faitcert hospital en Anthioce et en Hierusalem, o la helemo-sine de sa ricchesce les soustenoit (i). Dont la renomée

suivante sur les portes de l'église actuelle du Mont-Cassin (après ladestruction par un tremblement de terre de la vieille église deDidier, les portes ont été, au xiv e siècle, adaptées à l'église nou-velle) : « Hoc fecit (dans le sens de donavit) Mauro filius Panta-leonis de comité Maurone ad laudem Dei et Salbatoris sui Jesu-Christi ab cujus incarnatione anno millesimo sexagesimo sexto. »L'inscription des portes de S. Paul-hors-les-Murs, brûlées en partielors de l'incendie de 182'i, portait : Pantaleo stratus veniam mihiposco reatus; et en grec : f Exc([ao)8t) /sipi eu.ou Sxaupaxiou touj(utou 01 avafivwaxMVTeç (sic) ei/sjSs ûic e[J.ov. D'après Benzo,évêque d'Albe, Pantaleo, patrice d'Amalfi, le père de ce Maurus, seserait, vers 1062, activement employé pour la cause de l'antipapeCadalus, contre Alexandre II et Hildebrand ; l'autorité de Benzo estsi contestable, qu'on ne peut, il est vrai, regarder son témoignagecomme concluant. Cf. ad Henricum IV imper, MG. SS., t. XI,p. 6i5, 622 sq., 626 sq. Quoiqu'il en soit, la présence de Maurusau Mont-Cassin auprès d'Alexandre II, lors de la consécration de labasilique, ses bons rapports avec le pape, ses dons aux églises,prouvent que le fils de ce Pantaleo n'avait pas suivi les traditionsde son père, et qu'il était partisan dévoué du pape légitime.

(1) Le passage suivant, tiré de la vie de Jean, archevêque d'Amalfi(1070-1082 ?), paraît se rapporter aux fondations de la famille deMaurus et de Pantaleo en Orient : « Hic profectus est in Palœstinamloca sancta visitandi gratia, ubi summo cum honore receptus fuit abAmalphitanis; qui Hierosolymis, paucis ante annis, duo extruxeranthospitalia ad homines et mulieres recipiendos, in quibus et aleban-tur et infirmi curabantur, defendentes eos a Saracenis et ut faciliusid exequerentur, vitam religiosam fere instituerant. Joannes vero