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aiguë tant grande, qu'il paroît que tout lo monde en deustmener. Et Robert Viscart sain et salve toute la se but parlo comandement de la dame. Et dist cestui moine queceste ystoire compila, que celle dame qui estoit en celarbre estoit la Vierge Marie, et li dui flume estoient .ij.pueple, c'est de là et de sa de la mer, liquel Robert sub-juga. Et lo tiers flume estoit lo impiere romain de Costen-tinoble, loquel dist cestui moine qui estoit a celui temsvif et escrist ceste cose, o l'ajutoire de Dieu encoire se losubjuguera (i). Porroit soi entendre que la dame fust laProvidence devine, pour la disposition de laquelle sub-juga et veinchi li Normant li habiteor de ceste part, etchristien, et li Sarrazin, quar de ceste troiz manières degent ot victoire, dont est de veoir corne eschapa de diversesinsidiez, et cornent aquesta et vainchi lo pueple.
Cap. 4. Dieu faisoit prospère lo estât de lo duc Robert,et esmovoit la volenté tant de li Normant quant de liautre a estre avec lui. Mes lo esperit de émulation etd'envie se commôvoit de estre contre lui, quar Gazolinede la Blace, a loquel lo duc avoit donné Bar-entrebut (2),et Rogier-Toute-Bove, liquel se clamoit autresi Bala-larde (3), et un qui se clamoit Ami, fil de Galtier (4),
(1) Comme il a été dit dans l'Introduction, p. xxtv, ce futur in-dique à quelle époque Aimé a composé son ouvrage.
(2) C'est celui que Malaterra, 1. II, 43, appelle « Gocelinus deOrencho » et qui après avoir fui en Orient, reparaît, du côté desGrecs, lors du siège de Bari par Robert Guiscard ; Bar-entre-but estune traduction trop défigurée du nom latin pour qu'on puisse retrou-ver ce dernier.
(3) On pourrait croire d'après la tournure de la phrase que Rogeret Abagélard (Balalarde) sont un seul personnage ; Aimé en a cepen-dant deux en vue puisqu'il dit un peu plus loin que Roger livra safille en otage à Pérénos et qu'Abagélard lui livra son frère. Aimé, 11,