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Cap. 36. Avant la mort de Guaymere, un jovene, attea chevalerie et aorné de vertu, estoit venut a Robert frèrecarnel de Ricchart conte, dontcestui non estoit lo Viscartde Joquel est dit. Et a cestui Guaymere avoit donné pourmoillierla fille de Drogo conte (i).
Cap. 37. Et quant lo pape vit que lo prince Guaymereestoit mort, loquel estoit en Payde de li Normant, seappareilla de destruire li Normant; il asembla plus degent qu'il n'avoit avant, et avoit o lui .ccc. Todesque etcomensa a venir contre li Normant (2).
Catalogus principum Salerni porte que Gisulfe ne succéda pasimmédiatement à son père mais que Gui, frère de Guaimar fut,pendant deux mois, prince de Salerne. « Wido, alter Weimarii frater,per menses 2, et ipse erat thius Gesulfi principis. » MG. SS., III,p. 211. Comme il n'existe pas de charte des princes de Salerne pen-dant les deux mois qui suivirent la mort de Guaimar {Codex diplo-maticus Cavensis, t. VII, Index chronol. membranarum, p. xxn), iln'est pas possible de dire si l'erreur est du- côté d'Aimé et de Léode' Marsi ou du côté du Catalogus principum Salerni, mais il estprobable que ce dernier document fait simplement allusion à la partimportante que Gui prit aux affaires du gouvernement lorsque, grâceà ses efforts, son neveu Gisulfe recouvra l'héritage de son père. Guiaura été quelque temps régent de la principauté pour le compte deGisulfe ; c'est du reste ce qu'Aimé insinue dans l'appréciation qu'ilfait du rôle de Gui, après la mort de Guaimar.
(1) Gattola (Accessiones ad hist. Cassinensem, t. I, p. 218) repro-duit une charte par laquelle une fille de Drogo nommée Rocca,parle de son mari Ubbert.
(2) Léo de' Marsi, II, Si, dit que le pape avait avec lui dans cettecampagne non pas 3oo mais environ 5oo Allemands : « de propin-quis tantum et amicis Apostolici quingentis circiter illum in parteshas comitantibus. » Guillaume de Pouille, II, v. i5i sqq., dit 700 :
« ............. Guarnerius Teutonicorum
Albertus que duces non adduxere Suevos,Plus septingentos. »
Les Annales Romani et Hermann de Reichenau se contentent deparler d'un grand nombre d'Allemands.