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non se pooit domer par fieble main, la poteste impérial sehumilia a proier l'aide de Guaimere, laquel pétition vou-loit Gaymere aemplir, et fist capitain Guillerme filz deTancrede liquelle novellement estoit venut des partiez deNormendie avec .ij. frerez, Drugone et Unfroide ; avecliquel manda trois .c. Normant. Et a dire la vérité, plusvalut la hardiece et la prouesce de ces petit de Normansque la multitude de li Grex, et ont combatu a la cité, etont vainchut lo chastel de li Sarrasin, et la superbe de liTurmagni gist par li camp, li gofanon de li chresticnsont efforciez, et la gloire de la victoire est donnée a lifortissime Normant (i).
(i) Aimé et Léo de' Marsi, II, 66, n'indiquent pas la date dudébut de l'expédition des Grecs en Sicile ; d'après Lupus, elle com-mença en io38 : « Descendit Michaël patricius et dux, qui etsfrondili vocabatur, et transfretavit cum Maniachi patricio in Sicilia. »Chronicon, ad an. io38. Cedrenus, t. II, p. 520, place aussi, enio38, les débuts de la guerre de Sicile; il écrit : « Tû Se açjjL?lin. ivoixTiûvo; u', » c'est-à-dire : « anno mundi 6546, indictione6 »; or, l'année byzantine 6546 correspond à 1037-38. Cedrenusdit également qu'un contingent Normand fit partie de l'expédi-tion et l'évalue à 5oo hommes. « è'tu^s itpoa£Ta'.pitjà[j.svoç (6 Maviâxïiç)■/.at <I>pâYY ou î itEVTaxouiou; àità tûv 7:Èpav tûv "Aàiîsojv TtxXkiûf/|i£taT:e|X({>9svTaî xai àpyi\yov è'^ovta? 'ApSouîvov t^v xX+,atv, x^P 25Tivôq ôipv^ovTa yjxl iito [aT|5evôç àyôiievov, [xeô'ilv xà tûv EapcocïivûvEÎpvajaxo xpôiraïa. » T. II, p. 545. — Malaterra, I, 7, parle aussi desNormands ayant fait, avec les Grecs, l'expédition de Sicile et raconteleurs exploits, surtout ceux de Guillaume Bras-de-Fer au siège deSyracuse, mais il ne dit pas combien étaient les Normands. Le motTurmagni dont Aimé se sert dans cette phrase : « et la superbe deli Turmagni gist par li camp, » vient sans doute du grec Toupiiâp/ai,en latin Turmarcha et signifie turmas seu regionis prafectus. Cf.. DuCange, ad h. v. Glossarium m. et i. Latinitatis, t. VI, p. 702, éd.Didot de 1846.