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COMMENCE LO SECONT LIVRE.
Cap. i . Li temps estoit ja aprocié que la malice dePandulfe de-voit estre punie, et que fust fait en lui ce queDieu dist ; car nostre Seignor Jeshucrist si dist en l'Evan-gile : « De celle, mesure que vouz mesurés a autre seramesuré a vouz ( i ) ; » et lo Evangile non doit mentir.
Cap. 2. Puiz la mort au grant Guaymarie subcedi a liGuamerie son filz, loquel Guaymarie estoit prince de lacité de Salerne (2). Cestui Gamérie son fillz estoit plusvaillant que lo père et plus libéral et cortoiz a donner,liquel estoit aorné de toutes les vertus que home seculerdoit avoir, fors de tant que molt se delictoit de avoirmolt de famés. Cestui avoi fait 'convenances avec Pan-dulfe son oncle, et se entreamoient ensemble ; cestuiestoient d'une volenté, et par commun conseill dispo-noient lor possessions.
(1) « In qua mensura mensi fueritis remetietur vobis. » S. Marc,IV, 24.
(2) Guaimar III dut quitter le pouvoir en 1027, à la suite d'unsoulèvement de la ville de Salerne et eut pour successeur son filsGuaimar IV, déjà associé au pouvoir depuis le mois de novembre1018. Gaitelgrima, femme de Guaimar III, et mère de Guaimar IV,gouverna quelques mois avec son fils. Cf. Codex diplomaticusCavensis, tabula chronologica, t. I, p. iv;. voyez aussi, t. V, p. xixet i3o.