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3 (1903) 1587 - 1592
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239. 1589 221

que dieu luy a donne sur ses ennemys et luy ayder ä tenir la29. August

campaigne, de peur que les villes qui sont encores attendantes pour

voir, qui sera celluy que demeurera le maistre, voyans le roy infe-

rieur et contrainet de relascher la campaigne, ne se laissent telle-

ment intimider que de recevoir de leurs garnizons, chose qu'elles

n'ont point encor voulu fere; lors il seroit difficille de les retirer

de leurs mains. Et le mal qui se peult aujourd'huy empescher

avec une bien legere force, ne se pourroit lors reparer avec une

tres-grande armee. L'arrivee du marquis du Pont, qui s'est ache-

mine en France depuis mon partement d'aupres du roy, 1 sera cause

que ce secours luy soit tant plus neeessöre, parce que ses ennemys

sont inopineement fortifiez des forces du dict marquis.

Le roy prie aussy mes dietz sieurs les princes de l'assisterpour soldoyer les dictes forces de cent cinquante mil eseuz, quiest la moitie de ce qu'ilz auroyent aecorde au feu roy, reservantle surplus avec ce qui pourra venir d'Angleterre et d'ailleurs poursoldoyer la grande armee, estant ce secours d'argent subit mainte-nant tres-necessere, parce que les choses sont en tel desordre etconfusion en France, que pour ceste heure SaM n'a aultre moyende soldoyer les forces qu'elle leve de decä que ce qui proviendradu dict prest, esperant nöantmoings que les dictes forces bienpolieees par la dicte solde, comme dict est, luy donneront moyende nettoyer quelques provinces, desquelles puis apres il tirera, dequoy les entretenir, ce qui ne se peult esperer sans l'ordre et lapolice que le payement susdict peult apporter en son armee.

II se presente inopinement un moyen pour lever partie desdictes forces promptement, auquel il est necessaire de pourvoir,qui est Frentz et les aultres forces qui ont receu l'enreidtgel aunom du duc de Nevers, auxquelles il fault pourvoir de place-monstre et d'argent pour les payer, les obligeant par ce moyen deserment au roy. Mais cest argent tant pour eulx que pour lesquinze cens chevaulx, dont le feu roy avoyt donne la Charge aubaron de Dompmartin, se prendra sur la susdicte somme. Les-quelles forces de France et baron de Dompmartin seront süffi-santes pour ce premier secours, si on s'en peult asseurer. 2

Comme semblablement le roy prie mes dietz sieurs les princes,speciallement mons r le duc Casimir, de le secourir promptementde sept ou huict mil eseuz pour la garnizon de Mets, afin de leurfaire fere monstre et les engager ä fere le serment ä Sa M t6 , offrantde rendre la dite sOmme sur ce premier prest de cent cinquantemil eseuz. 3

1 Am 19./29. Aug. schreibt Flavigny aus Metz anle greffier de Stras-bourg" (Str. AA. 1859):Mons r le marquis du Pont [Lothringens Sohn]s'estoit achemine vers Chalons avecq touttes ses forces pensant la sur-prendre, mais il s'est trouve trompe".

3 Deber die Werbungen vun Frentz (vgl. Eh ses I. 2, 342 A. 2),Dommartin u. a. vgl. Thuanus a. a. 0; Meister a. a. 0; La Eng,III, 319 f.

s Vgl. No. 210. Am 30. Aug. bestätigt Sancy zu Heidelberg denEmpfang eines Darlehens J. C. für den K. im Betrag von 8000 escuspistoletz zur Bezahlung der Garnison von Metz (München, StaatsarchivK. rot 46/9. Cop.)-