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2 (1884) 1582 - 1586
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454. 1586 387

quelqu'un de nous de demeurer pres de S. Alt. et qu'il n'ait 30. Maiestabli quelques-uns de ses coDseillers pour adviser avee nous auxmoyens de nostre conservation. Et vous puis dire avec v6rite quenous n'avons jamais presse S. Alt. de monter ä cheval prompte-ment pour nostre secours et faire toutes le avances du sien. Bienavons-nous creu que ce nous seroit un grand heur, s'il nous vou-drolt faire ce bien de venir, et le plustost seroit le meilleur. Bienavons-nous desire aussi que ne pouvant venir il nous conseillast,quel prince nous devrions prendre pour conducteur de nostrearmee, et luy en avons nomme. L'avons aussi suplie de nousayder de son authorite et credit ä ce que les princes contri-buassent promptement pour nostre secours, et pour cest effect ilvoulust envoyer vers eux quelques-uns de ses principaux conseillerset presser cest atfaire. Nous l'avons aussi tres-instamment requisde se trouver ä l'enterrement de feu l'electeur de Saxen et de voirmonsieur l'electeur Christianus, comme il estoit ä desirer. En ce-la je ne pensc pas que nous ayons trop demande de S. Alt. IIy a neuf mois que je suis en ces quartiers attendant quelqueavancement pour nostre secours; si ay-je tres-mal employe letemps n'ayant rien avance ny mesme peu obtenir de S. Alt. derecevoir l'argent venu d'Augleterre et lequel monsr de Palavicinivouloit mettie entre ses mains et pour cest effect estoit alle äHeydelberg. J'avoys aussi desire d'avoir un double des capitu-'ations, desquelles S. Alt. se sert pour les reittres, et on me l'arefuse. Et cependant il y a quelques personnes qui veulent nousservir et faire quelque avance. Et voulant nie conformer ä ce quemon dit seigneur a fait et veut faire, il faut que je les renvoyesans responce resolue et ils prennent partim Pour ce que vous estesnomme. de bien et qu'il y va de la conservation des eglfses deFrance, je vous ay voulu dire une partie des occasions que nousavons de nous plaindre. Si je vous pouvois voir, je vous diroisbeaucoup d'autres particularites qui ne se peuvent escrire, etmons r de Quitry les scait comme moy. Monsieur, aydez-nous äce qu'on face mieux; il est temps, ou tout se perd, mesme ceuxqui pensent estre bien asseures. Mons r de Quitry vous monstreraaussi une lettre qu'un docteur que j'ay envoye en Dannemark m'aescrit de Cassel. Par lä vous verrez que mons r l'electeur de Saxenet le landgrave ne sont d'opinion que nous demeurions les brascroises. II est aussi plus raisonnable que les princes nous aydentä fortifier nostre armee qu'ä la commencer. Je m'en vay tra-vailler; tout ce que j'advanceray sera mis entre les mains deS. Alt,, s'il luy piaist nous ayder, et ne traicteray avec prince ni

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