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cessivete des despends, et n'entends rien ni de vous ni de Caspar 9. AprilSchonberger, auquel escrivis hyer pour entendre de luy, si je doibsattendre d'avantage ou non. Monsieur de Bassompierre attendaussl Monseigneur Reingraff Fridrich s'en alla hier en sa maisonesloignee de 3 heures de chemin d'icy. Je ne bougeray que n'ayenouvelles. Cependant que j'attends, je n'ay pas estö oyseux, etcraignant d'estre trompe d'un coste, je me laisse accosterde l'aultre,affin que ne soyons frustrez de nos esperances. Monseigneur Lor-raine partit d'icy il y a huit jours pour aller trouver la roynemere ä, Espernay affin d'accommoder toutes choses. C'est ä quisera le plus habile. Monsieur de Guise a este trouver la roynemere avant l'arrivee de monseigneur de Lorraine, depuis poiut. 1 )Ceux de la maison de Guise ne veulent entendre ä traite qu'ils nesoyent tous ensemble. 11s sont tellement escartez qu'il n'y amoyende les assembler. Cependant ils tirent ä leur devotion tant devilles et geutilzhommes qu'ils peuvent, Le roy en tout cecy nese pröpare ä rien sinon qu'il fait retrancher le fauxbourg SaintJaques d'avec la ville pour luy servirde retraitte, s'il estoit presse,rnais depuis qu' Orleans est en la devotion des Protestans, il neluy servira de guieres. II ne scait ä que se fyer. Les villes, des-quelles il faisoit le plus d'estat, se rendcnt ä. la devotion de mes-sieurs de Guise. L'on attend la finale resolution du roy ä Esper-nay par l'evesque de Lyon, qni doit arriver de sa part, 2 ) ce querompra toute esperance de paix ou commencera ä adoucir les choses,que semble chose impossible au jugement de ceux qui sont lesintimes des conseils de messieurs de Guyse. Orleans est ä eux,Troye branle; Provence est h eux, Lyon, Bordeaux, Toulouze etune infinite d'aultres. 3 )
*) Vous scavez de la part de qui ou parla ä vous le 20 deJan vier. 4 ) II a escrit des lettres de sa main que je viz hier, parlesquelles il desire que je le vienne trouver. Vous voyez ce queje respons, sans rien nommer; et ne faudray le faire; escrivez-moyen toute diligence une lettre de vostre main, ainsi:
Vous avez bicn fait d'escrire le billet; avisez seulement ä lareligion, et que n'entriez en traite qui puisse blecer ma conscienceou prejudicier ä mon honneur. Vous estes au reste assez informedu fond de mes intentions. Si avancez quelque chose pour le biende mes reuttres, ils vous en scauront bon gre. II n'est besoingd'aultre creance que cecy que j'escris de ma main. N'oubliez pas
*) Am Bande angestrichen bis: „noch etlich. derwider" ; beigesetzt„Secret. secretissime."