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2 (1884) 1582 - 1586
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228
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228 1584 293.

Juli contrere; pour ceste cause ayaht cherche ä luy nuyre en toutessortes ont eucores de nouveau faict Commander par le gouverneurdu comte de Bourgongne ä mons r le comte de Monbeilliard, duquelplusieurs terres relevent du dict comte de Bourgongne, de chasserle dict Beuttrich d'en sortir. Ce que le dict gouverneur a faictpour leur obeyr, mais en sorte qu'il a secretement adverty le dicts 1 ' comte, que pour cela il n'en feist que ce qu'il luy plairoict, etle dict Beuttrieb, qu'il ne s'ent [!j met en peine et que pourveuqu'il n'attentast rien contre le comte de Bourgongne, qu'il y pou-voit estre et aller seurement. Mais cela provent principallementd'une crainete qu'ilz ont de l'amytie et intelligence secrete queentretien Beuttrich entre son maistre et le dict sr comte au preju-dice de leurs pretensions sur le duche de Wirtemberg. 17 ) ....

Quand au roy de Navarre, encores que tous les princes reli-gieuls et gens de bien jeetent aujourd'buy les yeuls sur luy, es-pärant ung jour par son moyen ung repos en la crestiente, 18 ) syest-ce que les sages amys et serviteurs qu'il a en beaueoup d'en-droiet, ne jugent pas qu'ilz soit expedient ä la poursuitte desalleres de la grandeur qui se preparent pour Sa Mte, qu'il s'enmelle, du moins ouvertement, au contrere qu'en faisant pour lecontentement de tous ceus qu'il apartiendra, ce qu'il pourra desor-mais sauf sa concience, la couservation de sa personne et deTestat, secretement il les exhorte a une bonne resolution et secre-tement aussy leur ayde de ce qu'il pourra, pour entretenir telle-ment l'Espagnol en difficultes de ce coste-, qu'il ne puisse sortiraueun vent en poupe aux entreprinses de ceuls qui le vouldroientprevaloir de ce qui appartient au dict s r roy de Navarre, et pourembourber encores plus que jamais l'Espaignolz. En cest eslat-plusieurs personnes de bon jugement congnoisant la disposition desafferes et les humeurs des seigneurs du dict paus tiennent pourchose bien adseuree que despuis la mort du dict s r prince, aveclequel les seigneurs du dict pays ne se pouvoit jamais acorder, ilseroist aise ä les ramener ä une reunion geueralle contre l'Espaig-nol, duquel ilz congnoissent les dissimulations et craignent ä l'ad-venir, s'il vient au bout de ses afferes, tel et pire traictement queles comtes de Hörne et d'Aiguemont, l'ayant plus offense sans com-paraison, comme aussy il est congneu par lettres surprinses l'anpasse en Allemaigne, que l'Espagnol s'escuze secrettement des long-ueurs et mauvais succez en ses afferes es dietz paus sur l'infidellitede ses ministres du dict pa'ls en leur charges.

A quoy il conviendroit secrettement et de bonne heure trai-yaillier de tous costez et faire que la royne d'Angleterre, ä qui