JEAN DE NOARRIEU
de ses beaux seins gonflés,luisants et droits.En la voyant que j’eus peur de ma joie!
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Telle est la fin d’avril. Dans le foin, brillentdes milliers de fleurs aux tiges très fines.Boutons d’or, lychnis, orchidées, voisinentavec l’oseille pourpre au suc acide.
Sur le vieux mur on voit trembler l’érine,et la tulipe enflamme le jardin.
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A l’heure où le cantonnier sur la routes’assied, résigné, coupant une croûtede pain où il étend un peu de lard roux ;à l’heure où midi se meurt, triste et doux,à l’heure où l’on voit les tas de caillouxvibrer au soleil comme une eau qui bouge;
à l’heure où le ciel comme une aile bleuecouve les champs de trèfle noir; à l’heure