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LE TRIOMPHE DE LA VIE
regarde au loin, volant de cime en cime,ou se posant aux angles des prairies,le vol nerveux et sauvage des grives.
Une, immobile, au haut d’un chêne crie,puis, l’aile aiguë, ainsi qu’une ombre file.
Mais la nuit vient. Et le jeune chasseur,les pieds boueux, revient dans la douceurdu soir d’hiver où s’entend la rumeurde l’eau dans l’ombre. Et les rousses hauteurs,dans le ciel lourd, dressent les profondeursdes noirs taillis hérissés de blancheur.
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Et, au printemps, qui fut aussi pluvieux,les Pyrénées laissèrent dans les cieuxcouler la neige. Alors, leurs veines bleuesparurent, les rendant plus lumineusesque du verre. Et, au flanc des neiges creuses,les sapins firent des plaques ombreuses.
Le gave vert, couleur de vieille vitre,s’enfla, jaunit, inonda la saligueoù les roseaux et les sabres d’iris