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LE TRIOMPHE DE LA VIE
Lucie remue, dans le panier d’osier,l'argenterie qui sonne toute claire,change l’assiette et sourit à son maître.
— « Monsieur ira-t-il ce soir à la chasse? »
— « Oui, car je sais quelque part deux bécasses. »
— « Monsieur veut-il remplir toute la tassede café? » — « Comme ça, petite. Passe
à l’épicerie. Va prendre une boîted’amorces, des cannelées s’il y en a. »
Et de Noarrieu, ayant mangé, se chausse.
Médor content fait des oreilles hautes :car il sait bien, lorsque l’on met des bottes,que l’on va se promener hors des routes.
Il trépigne, impatient, près de la porte,en attendant que son bon maître sorte.
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Jean de Noarrieu est grand, blond, bleu et doux.
Il a trente ans, le teint du maïs roux,les yeux pareils aux pervenches des sources,avec un point noir comme du velours ;les cheveux fins, et la moustache en brosse