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Le Triomphe de la vie, 1900 - 1901
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JEAN DE NOARRIEU

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sont pendues les graisseuses vessies,les jambons des croûtes de sel luisent,les saucissons secs, les saucisses lisses,et les carrés de mandrèche quon frit.

Et, dans sa main noire, la cuiller luit.

Et de Noarrieu, le maître, lui demande

(cest lui qui loue, pour le fumier, son champ) :

« Jai vu beaucoup de tes brebis boitant ? »

Martin répond : « Ça arrive souvent,dans la vallée, que leurs pieds sont souffrants.Cest le fumier qui les rend traînassantes. »

Et Lucie dit quelle vient de servir.

Et de Noarrieu va manger les œufs fritsdans la salle à manger noire et froidie :

« Porte du vin? » dit-il à la Lucie.

Et il verse lâpre vin du pays

dans un grand verre la lumière luit.

Sur le dressoir sont les belles assiettes sont peints des oiseaux ornés daigrettes,de jaunes fruits et des fleurs violettes.