LE TORSE
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Autour de ce ventre, autour de ces seins,Afin d’y réveiller le frisson de la vie,Vole un voluptueux essaimDe caresses inassouvies.
En vain, hélas! en vain.
Seule la mort au fond du ténébreux jardinHabite désormais ; son ombre est sur nos pas,Fuyons, rentrons dans la lumière! Viens là-bas,Voir sourire au penchant des collines prochainesLa ville rose dont le nomSonne si clairement aux oreilles humainesQu’à l’entendre on se sent aussitôt l’âme pleineDe fleurs et de rayons.
Viens ! L’heure exquise approche où vontS’épanouir du haut des campaniles,Jusqu’aux confins de l’horizon,
Les angélus du soir dans le ciel immobile ;L’heure où, au bord des toits de tuiles,
La neige turbulente des pigeonsS’arrête enfin et se repose...