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Le Miroir : poèmes
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LE TORSE

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Autour de ce ventre, autour de ces seins,Afin dy réveiller le frisson de la vie,Vole un voluptueux essaimDe caresses inassouvies.

En vain, hélas! en vain.

Seule la mort au fond du ténébreux jardinHabite désormais ; son ombre est sur nos pas,Fuyons, rentrons dans la lumière! Viens-bas,Voir sourire au penchant des collines prochainesLa ville rose dont le nomSonne si clairement aux oreilles humainesQuà lentendre on se sent aussitôt lâme pleineDe fleurs et de rayons.

Viens ! Lheure exquise approche vontSépanouir du haut des campaniles,Jusquaux confins de lhorizon,

Les angélus du soir dans le ciel immobile ;Lheure, au bord des toits de tuiles,

La neige turbulente des pigeonsSarrête enfin et se repose...