LE TORSE
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Mais vois ! Au lieu de l’écharpe de rosesEt de perle et d’or dans les plisChatoyants de laquelle hier elle s’offrit,
Si belle, aux baisers de la nuit,
C’est, ce soir, une vag'ue de ténèbres,
Qui, des terrasses du jardin funèbre,
Court et déferle en flots épais,
Jusqu’à ce qu’avec des ressacs d’écume grise,Contre les vaisseaux et les dômes des églises,Contre les tours de marbre des palaisElle se brise...
Et tout à coup, de cet amasD’ombre mouvante montent, lourds et las,Des glas,
Une rumeur lugubre et tenace de glasOù traîne en longs échos plaintifs l’âme éperdueDes angélus, pleurant à travers l’étendueTant de rêves brisés et de beauté perdue.