LES FENÊTRES
I 1 I
Le soir, à contempler la lune qui se lèveDerrière les toits et les clochersDe la ville fumeuse et chaude de délireQue borne la forêt de mâts des grands navires.
Mais c’est vous que je chéris surtout,
O mélancoliques croiséesDes humbles demeures écraséesSous le fardeau du long destin, c’est vous,
O vitrages mystérieuxDes vieux logis au bout des avenues,
Dont j’aime à travers le réseau des branches nues,Interroger les mornes yeuxOù persistent, pareils à des reflets flétris,
Tant de songes évanouisEt d’images ressouvenues...
Et vous encore, au fond des bons jardins naïfs,
O fenêtres des presbytères,
Qui regardez si calmement entre deux ifsPasser et repasser les saisons,Par-dessus le mur du cimetière.,.