I 12
LES FENÊTRES
Les fenêtres, c’est toute l’âme des maisonsEt de ceux qui les habitèrent,
Comme si leurs carreaux de verre,
Malgré le temps et le hasard,
Gardaient à jamais prisonnièreLa trace lumineuse des regardsFarouches ou craintifs, curieux ou hagards,Angoissés, résignés ou ravis,
Regards en pleurs, regards d’amour, regards de joie,Regards d’orgueil, regards d’effroi,
Regards de rêve ou de folie,
Devant la misère et les magiesDe l’inutile et merveilleuse vie.