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Le Miroir : poèmes
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LES VEILLEUSES

Lair dhabiter ailleurs,-bas, sur lautre riveDe la vallée ou à lautre bout de la plaine.

Humbles ainsi et si chétivesQue le souffle dun nouveau- les éteindrait,Pendant que les maisons sommeillent,

Les petites veilleuses veillent.

Non seulement elles y voient, mais lon croirait,Tant elles paraissent attentives,

Quelles entendent; rien jamais ne les distraitDe leur tâche, elles sont discrètes et fidèles.Lesprit du foyer vit en elles.

Selon que le bonheur ou le malheurHabite les maisons, les petites veilleusesScintillent avec des lueurs joyeusesOu ressemblent à des regards voilés de pleurs,Et selon que lâme de ceux qui les allumentSubit docilement les coups du sortOu sexalte en audacieux efforts,

Ou, douloureuse, se consumeDans les regrets et les remords,