LES VEILLEUSES
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Gela se voit à la manièreDont brûle haute ou bien vacille leur lumière ;Et s’il est vrai qu’un halo morne entoure cellesQui gardent le dernier repos du maître mort,Avec quel pétillement d’étincellesCelles-là éclairent-elles
Les chambres où la vie auguste vient d’éclore t
Ainsi, partout, au pays des brouillardsEt de la neige, comme aux rives enchantéesOù sans cesse fleurit la fête de l’été,Partout, derrière les fenêtres closesClignotent et tremblotent les regardsDes petites veilleuses ;
Et c’est les mêmes désespoirs, les mêmes joiesQue partout elles éclairent et elles voient,
Et c’est, partout, avec une fidélité pareilleQu’elles veillent...
Tandis que les pauvres hommes oublientDans le néant noir du sommeilLes ivresses et les misères de la vie.