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Le Miroir : poèmes
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LES VEILLEUSES

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Gela se voit à la manièreDont brûle haute ou bien vacille leur lumière ;Et sil est vrai quun halo morne entoure cellesQui gardent le dernier repos du maître mort,Avec quel pétillement détincellesCelles- éclairent-elles

Les chambres la vie auguste vient déclore t

Ainsi, partout, au pays des brouillardsEt de la neige, comme aux rives enchantées sans cesse fleurit la fête de lété,Partout, derrière les fenêtres closesClignotent et tremblotent les regardsDes petites veilleuses ;

Et cest les mêmes désespoirs, les mêmes joiesQue partout elles éclairent et elles voient,

Et cest, partout, avec une fidélité pareilleQuelles veillent...

Tandis que les pauvres hommes oublientDans le néant noir du sommeilLes ivresses et les misères de la vie.