LE RETOUR
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Pour que se continue et triomphe la vie !
Aurore ou crépuscule, ah ! qu’importe donc l’heureQui cligne à l’œil blafard des tours?L’heure est la même ici toujours.
O guirlandes de fraîches fleurs,
O claires écharpes de soie,
Sous lesquelles hier encorL’heure sonnait magiquement voilée,
Où vous êtes-vous envolées ?
L’heure d’ici jamais ne vibre aux timbres d’or,L’heure d’ici, c’est toujours l’heure de l’effort,L’heure de la lutte sans joie,
Sans détente, jusqu’à la mort.
Ici l’heure est aveugle et sacrilège !
Elle ne connaît pas le rythme des saisons,
Elle n’a jamais vu la candeur de la neige,
Ni l’ardeur de l’été sur les moissons,
Ni les baisers que chaque soir, à l’horizon,