3a
LE RETOUR
Qui bat les murs des carrefours,Se précipitent et ricochentNuit et jour,
Et, nuit et jour, le fracas circulaireDes trains aériens et souterrainsCourt et tourne dans l’atmosphère,Avec la rage
D’un troupeau de fauves en cageSous la menace d’un orage.
Regarde : la reconnais-tu là-bas, derrièreLa monotone et funèbre barrièreDe ses faubourgs?
C’est elle qui projette dans le brouillard lourd,Avec des halètements sourdsDont le sol bouge,
La tragique splendeur de cette aurore rouge.N’est-elle pas l’énorme forgeOù l’homme brasse et lamine sans trêve,Fait de son sang, de sa pensée et de son rêve,De ses désespoirs et de son amour,
Le dur métal des énergies