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LE RETOUR
Mystérieusement se donnentLes lèvres de la terre et les lèvres du ciel.
Enivrantes odeurs de mielQue le crépuscule d’été charrie,
Gestes voluptueux de l’aube qui fleuritLe firmament des reflets roses de sa chair,Et toi, mélancolie austère de l’hiver,
Et toi, puissante et tragique féerieDe la tempête aux cris sauvagesEt de l’orage...
Toutes les fortes et suaves nourrituresDe l’univers,
Tout ce qui fait sourire, adorable et divers,Le visage de la nature,
L’heure d’ici l’ignore ou l’avilit,L’heure d’ici le décompose ou le salit,L’heure d’ici le méprise ou le dénature.
Ah ! que t’offrira-t-elle à contempler, la Ville,La monstrueuse et anormale ville