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Le Miroir : poèmes
Entstehung
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LE RETOUR

3i

On était ivre de lumière et de silence,

La claire joie entrait en vous par tous les sens.

Cen est fini. Que tout celaSemble lointain, tombé si basDéjà

Dans labîme que le temps creuse !Cen est fini. Voici le seuilDrapé de misère et dorgueilDe la ville tumultueuse !

Ecoute : elle rugit au loin comme une houle,Par les mille et les mille bouches de la fouleQui, sans cesse fauchée et sans cesse accrue,En sauvage et folle cohue,

Du matin jusquau soir se rueDans les fossés de pierre et de fer de ses rues...

Et des appels de trompe et des signaux de cloches-Et des sifflements de sirènes,

Par-dessus la marée humaine