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Le Miroir : poèmes
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SUR LA MORT düN'E ROSE

Habitait toute la beautéDe lété,

Tu nes plus quun informe amas de chairsQui lentement se décolorent.

En vain je cherche fut ta bouche de lumièrePour y poser mes lèvres une fois encore,

les pétales adorés de tes paupières,

Pour les clore

Sur le dernier regard odorant de tes yeux...

En vain. Ton âme a déserté ton corps,

Ton corps aux chers replis voluptueux.

Lété part avec toi. Derrière le vitrage,

A lheure lombre envahit la maison,Chaque soir, je regarde aux flancs de lhorizonSaigner plus rouge la blessure des nuages.

Lautomne est. Battant les branches dépouillées,Une dure brise soudainEparpille par le jardinDes flocons de feuilles rouillées.