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SUR LA MORT d’üN'E ROSE
Habitait toute la beautéDe l’été,
Tu n’es plus qu’un informe amas de chairsQui lentement se décolorent.
En vain je cherche où fut ta bouche de lumièrePour y poser mes lèvres une fois encore,
Où les pétales adorés de tes paupières,
Pour les clore
Sur le dernier regard odorant de tes yeux...
En vain. Ton âme a déserté ton corps,
Ton corps aux chers replis voluptueux.
L’été part avec toi. Derrière le vitrage,
A l’heure où l’ombre envahit la maison,Chaque soir, je regarde aux flancs de l’horizonSaigner plus rouge la blessure des nuages.
L’automne est là. Battant les branches dépouillées,Une dure brise soudainEparpille par le jardinDes flocons de feuilles rouillées.