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1rs transmettre à la société, par cela même qu'ils sontles défenseurs et les dépositaires des lois principes, sontaussi les défenseurs et les dépositaires des lois consé-quences; ils seront donc les premiers dans tout état,nécessairement distingués des autres par l’importancede leurs fonctions; ils seront le premier moyen d’ordre,ordre eux-mêmes dans leur ensemble, pour maintenirl’ordre général. Sous leur direction , tous les hommessont également appelés à suivre et à garder toutes leslois. Mais si tous sont également appelés à observerles lois, et les lois divines et les lois politiques, civi-les et domestiques, conséquences des premières, tonsne peuvent être également appelés à les défendre ; cartous ne peuvent pas avoir les moyens de les connoîtreégalement, de se vouer entièrement et exclusivementà l’élude et à la défense de tous les rapports natu-rels et nécessaires. Celui-ci est doué de beaucoup ,celui-là de peu d’intelligence; l’un est riche et l’autreest pauvre. Jamais on n’a vu, jamais on ne verratous les hommes également forts, spirituels et riche*.Ces inégalités qui existent toujours entre les façultésmorales et physiques sont plus sensibles encore dansle développement de ces mêmes facultés. L’on est jeuneavant d’être vieux, fils avant d’être père, père enfin avantde devenir le patriarche et l’arbitre de toute une nom-breuse lignée. On est ignorant avant d’être instruit ,et l’on a de l’instruction avant d’avoir acquis de l’ex-périence. Le corps et l’esprit arrivent ainsi succes-sivement et par degrés à tous leurs développemens.Ces états se. succèdent non par sauts et par bonds ,niais par des transitions insensibles; rien de biusqne,rien de heurté; s’il en étoit autrement, l’homme et lafamille périroient. Ainsi les hommes sont, toujours etpartout semblables entr’eux, mais jamais égaux; ets’ils arrivent à une sorte d’égalité, ce n’est jamais quepar des développemens successifs et gradués. La société,réunion d’hommes , ne peut renverser l’ordre de la na-ture, et les lois qui doivent être les expressions par-faites des véritables rapports des êtres ne font que sui-vre ces rapports et les déclarer. Les hommes avec desmoyens si divers, dans des positions si difféientes, nepouvant contribuer tous également au maintien de toit-