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Voir deviennent pouvoir elles-mêmes, le divisent, s'éta-blissent en une sorte d’équilibre avec lui. 1,’honin-génité des fonctions et du pouvoir est détruite, carl’un est héréditaire et les autres sont électives, ou, pourmieux dire, le pouvoir lui-même, divisé dans sonessence est tout à la fois héréditaire et électif, parla grâce de Dieu , dans ce qu’il a d’héréditaire , pro-duit de la souveraineté du peuple dans rc qn il ad’électif. La religion est comme le pouvoir ; toutesles sectes sont en balance avec la seule religion vraie,ont dioit à la même protection: leurs ministres sontégalement payés pour enseigner l’erreur et la vérité.La liberté de la presse est proclamée. Il n’y a quela vérité qui ne peut se faire jour au milieu de lalicence de tontes les cireurs. La confusion des idéesest la cause et I'eflét de cette constitution; et commeles hommes, voués aux plus intéressantes fonrtionsde la société, peuvent être également et subitementpris dans tous les rangs, sans préparation, sans autretitre que l’intrigue et la cabale, de même les idéesles plus fausses , les doctrines les plus dangereuses peu-vent être émises, soutenues et hautement proclamées.Souveraineté du peuple, tolérance de toutes les sec-tes, voila les idées qui ont servi de hases à ectie rori-stilulion, si toutefois cet état d’équilibre entre des prin-cipes opposés pour oit se fixer et se nommer con-stitution.
Ainsi combat des opinions, combat des intérêts,combat même des institutions qui allient tant bien quemal toutes les oppositions des esprits et des cœurs,ou plutôt des intérêts ; tel est le tableau fi-ièle del’état actuel dés hommes et des sociétés, l’exposéexact de la situation des lumières, des sentimens etdes institutions. Ainsi l’homme, exilé de sa raisondont la certitude est la force, de son âme dont lacouviction est la grandeur , croit pouvoir fixer sesincertitudes et ses agitations par des institutions, pro-duites elles-mêmes de l’affaissement des âmes et del’agitation des esprits, vacillantes comme les lumières,flottantes comme les caractères.’... Et tel est son dé-lire , que cette fermentation sourde, ce combat in-terminable des esprits, des cœurs et des institutions,