DEUXIÈME PARTIE. 4^3
tude l’a façonné à l’inaction et à l’insouciance. Cemot : « sois libre, » est alors une amère dérision : iléquivaut à celui-ci : « va mourir de faim. »
Sans propriété , l’homme ne peut vivre, et il peutvivre esclave : or, avant tout, il faut vivre.
Respectons donc dans les autres les droits quenous sentons en nous-mêmes : faisons plus; proté-geons-les, efforçons-nous d’en favoriser l’exercice.Développons dans nos semblables toutes les puis-sances qu’une heureuse éducation nous a fait mettreen œuvre : donnons autant que nous avons reçu :c’est le devoir de tout homme, surtout celui du chré-tien.
Saint Jean, mourant dans une extrême vieillesse,ne pouvait plus donner qu’un précepte; mais il ren-fermait toute la morale sociale : « Mes enfans, disait-il d’une voix éteinte ; mes enfans , aimez-vous les unsles autres. »
FIN.