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Nouveau système d'études philosophiques
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DEUXIÈME PARTIE. 451

frères quils devraient éclairer : puis, quand ils enont fait des êtres stupides, « Voyez, disent-ils avecimpudence, sil y a autre chose que matière à ser-vitude! »

Et pourtant, est-il une action plus honorable, undevoir plus sacré que dattirer son semblable à lahauteur lon est parvenu? nest-ce pas en quelquesorte participer au titre de Créateur? Que dirions-nous si au lieu délever les sourds-muets au rangdhomme et de chrétien , le vénérable abbé deLEpée les eût attelés à la charrue?

Laissons- des sophismes qui révoltent, et répon-dons à des objections plus spécieuses.

Lesclavage existe , cest une triste vérité : la mo-rale le réprouve : la civilisation moderne doit tendreà le détruire en tous lieux. Mais faut-il sur le champproclamer la liberté dans les colonies ? Ces hommesabrutis, par un crime sans doute, mais enfin abru-tis, faut-il leur mettre en main le plus redoutablede tous les droits, quand on ne sait pas en faireusage? Crierez-vous comme ce démagogue : « Pé-rissent les colonies plutôt quun principe? »

Non, cent fois non : je niiai pas dire au gardiende la ménagerie : « Lâchez ce tigre ; sa nature estlindépendance, sa demeure les forêts. » On ne re-médie pas en un jour au mal que des siècles ont pro-duit. Mais adoucissez lesclavage ; faites-en lentementun état de domesticité volontaire; surtout répandezparmi ceux que vous voulez un jour appeler à la di-gnité dhomme, les lumières qui la font comprendre,

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