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Nouveau système d'études philosophiques
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PHILOSOPHIE.

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garantir , car on aurait tout autant le droit d’arrêterune pensée de meurtre qu'un bras qui se lève pourfrapper : mais à Dieu seul appartient de voir le for-fait dans la pensée, et d’atteindre le coupable avafitqu’il n’ait touché sa victime.

Et puis l’on se bâte trop de décider sur le cas d’a-gression. Un voleur n’est point un assassin, et voustirez sur un homme qui s’introduit furtivement dansVotre jardin pour en cueillir les fruits, comme surun moineau qui vient les becqueter! Il n’y a pas icide proportion entre l’attaque et la défense : tous lesfruits du monde ne valent pas la vie d’un homme ,surtout d’un homme que vous envoyez à son jugesuprême, chargé d’un crime dont il n’a pu se re-pentir.

Cette considération nous conduit à une hypothèsebizarre , que le fanatisme seul a pu produire. L’ho-micide ne serait-il pas un bienfait, par conséquentune œuvre méritoire , au moment où la victime esten état de grâce ?... Singulière question! il suffiraitdonc, pour justifier, que dis-je, pour sanctifier unassassinat, de conduire la victime au tribunal de lapénitence, de l’appeler à la sainte table, et de lafrapper quand elle reçoit l’hostie ? Que les lois hu-maines, avant d’exécuter leur sentence de mort,laissent au condamné le temps du repentir, lui pré-sentent les consolations de la religion, le laissentparticiper aux bienfaits des sacremens ; c’est uneœuvre de charité, un devoir impérieux que le chris-tianisme leur impose : mais nous voyons ici la con-*