DEUXIÈME PARTIE.
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CHAPITRE II.
DEVOIRS DE L’HOMME COMME ETRE INTELLIGENT.
L’intelligence dans l’homme n’est qu’un moyen :il n’est pas né pour connaître, mais pour agir : sonbut n’est pas la science ; c’est, ici-bas, l’accomplis-sement des devoirs, et dans l’autre vie, le bonheur.Il faut donc n’employer le moyen qu’en songeant aubut, comme pour bien se servir d’un instrument, ilfaut en connaître l’usage.
Mais ce moyen lui-même est composé de diversespuissances qui toutes réclament notre examen, toutesun exercice particulier : imagination, mémoire ,raison, réflexion , sont des facultés bien différentes,et qui, pourtant, ayant même origine, doiventavoir même destination : c’est de leur harmonie , del’équilibre établi entre leurs forces que doit résulterla vigueur de l’intelligence, et son aptitude à secon-der la moralité.
Ce n’est pas tout : la pensée, unie à la matière , se>trouve enchaînée dans les liens d’une organisationfort compliquée, dont le bon état facilite ses tra-vaux, dont le dérangement au contraire porte letrouble dans ses facultés : mens sanct in corporesano. Nouvelle étude à faire, nouvel exercice à ré-gler , nouvelle harmonie à établir.