2ù6 Philosophie.
Vera jamais jusqua cette connaissance sublime. Maisle philosophe s’étudie, et celui qui s’étudie connaîtdu moins ce qu’il n’est pas.
Qu’on se représente tous les sages occupés à résou-dre cette question : Qui suis-je ? Combien de ré-ponses différentes, parce que chacun veut trouverl’être dans une de ses propriétés : puis voilà de longsécrits sur la nature des choses, et la foule admire.
La nature des choses est un mystère impénétrable.Ce que nous sentons * par conséquent ce que nousconnaissons le mieux, l’homme, est une énigme àl’homme; et l’être nous échappe toujours, quandmême nous le poursuivons dans les dernières divi-sions de l’espace et du temps.
Cependant nous savons quelque chose, puisquenous sentons. Yoyons si c’est vraiment un point dedépart, ou si notre science doit rester immobile;concentrée dans ce sentiment confus , et tout auplus égarée dans quelques analyses sur nos facultés etleurs produits^