PREMIÈRE PARTIE.
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berlé, l’élernelle bonté et l’éternelle justice : quelleforce perpétue la marche des mondes, et les tientsuspendus dans l’espace : et si la matière peut se di-viser toujours ; et si les nombres ont une fin, l’uni-vers des bornes : et si, de même que sur la terre, oùchaque grain de poussière a ses habitans, cettesphère indéfinie, où notre terre n’est qti’un grain depoussière, est partout peuplée de créatures vivantesque pénètre la même lumière, que soutient la mêmeprovidence : ils le savent, ils le sentent; comme noussentons nos facultés, nos désirs, nos passions et nosmisères : ou si nulle conscience créée ne peut embras-ser tant de révélations, ils n’ont besoin que de com-parer un moment pour connaître : ils calculent d’unseul jet de leur pensée toutes les lois du monde,comme avec quelques signes nous calculons les quan-tités. Sublime condition d’existence! seras-tu quelquejour la nôtre? sommes-nous déchus de ce rang, ouappelés à y parvenir? Qu’elle est belle cette idée deMilton, qui représente les anges rebelles discutantsur la prescience, et s’étonnant de ne plus comprendrece mystère !
Qu’on ne dise pas que ces réflexions sont des chi-mères. Il n’est pas de question sans réponse, pasd’ignorance sans une science possible, pas de doutesans une vérité qu’il appelle. Les énigmes quenous venons d’indiquer ont leur solution. Nousl’ignorons; mais quelqu’un la sait; le contraire estimpossible.
5 . Il est donc des vérités qui nous manquent, et