PHILOSOPHIE.
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qui éclaire le monde ; centre immobile, où viennentaboutir tous les rayons de la science, dût son cercleétroit ne refouler sur lui que des préjugés vulgaires ,dût le génie en reculer, en perdre dans l’infini l’au-dacieuse circonférence,
La pensée ! que de secrets dans ce mot! et commeauprès de la Philosophie, toute étude serait vaine,si la chose qu’il exprime nous était connue ! Sansdoute cette connaissance est le privilège de quelquesintelligences supérieures qui regardent en pitié notreignorance et nos efforts : peut-être un jour ce sera lenôtre. Espérons ; et en attendant des clartés plusvives, observons dans ses propriétés ce que nous nepouvons comprendre dans sa nature. Etudions la pen-sée dans les élémens de ses travaux, dans les mystèresde ses opérations, et dans les produits qu’elle enfante.Analysons : l’analyse est la ressource de l’esprit borné ;c’est en même temps le signe de sa faiblesse, et l’ins-trument de sa puissance.