Dessensede ne pu-bhr pointles secretsde la reli-gion.Dignitezdes Ro-nain sacendotales.Callinges.Saullites
DE LA RELIGION310ouuroit aux hommes eſtrangers la cerimonie des ſacri-fices, il ne demandoit autre cho$e à ceux, qu'il recevoiten cest ordre sus le premier portal du temple, que la ne-ceſſité de jurer : & avecques une certaine & terrible au-torité de la religion, il leur faiſoit promettre de ne de-couurir point les ſecrets de la religion aux prophanes,c'est à dire à ceux, qui n'estoyent point initiez, & de leurordre : pource que toutes ces cho$es $ouffrent une grandperte, quand elles $ont mi$es dedans les cueurs de gensperdus & de$e$perez : mais bien fault qu'elles $oyent re-ceuës entre gens qui soyent separez de tous vices c'e$ta$-savoir entiers, pudiques, sobres, & modestes. Et quandpremierement les $acerdotes des Aegyptiens venoyentà prendre leurs ordres des choses sacrées, la coustumeestoit de leur donner des presents, & ils faisoyent un festin à ceux, qui avoyent assisté à leur receſſion. Puis lepremier prebstre (que nous pourrions nommer en no-ſtre religion l, Eueſque) les enſeignoit, & leur bailloit unliure qui estoit en role, comme sont ceux des Hebreuxencores aviourdhuy.Les Romains eurent autre façon de faire leurs digni-tez sacerdotales, comme le grand Pontife, les petits Pou-tifes, Flamines, Archillammes, & Protollammes: toutainsi que nous avons le Pape, les Cardinaulx, Eve$ques,Archevesques & Patriarches: collieges, comme sont cha-noines, & $atellites, comme $ont les Chevaliers de SainctJean de Jerusalem. Et à tous ceux-là obeissoyent les An-ciens par grande reverence & honneur, observants pargrand cure leur religion. Ce que nous monstre la tresnoble sentence de Cicero, De Aruspicum responsis, ou ildit, Que les Romains, encores qu'ils ne fussent de nom-bre esgaulx aux Espaignols, de force aux Gaulois, d'astu-