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gie native. Cet élément prenant les formesles plus diverses sans rien perdre de sa nou-velle souplesse , prouvera que le catholicismese prête à tous les véritables besoins de l'hu-manité et suffit à tous. Mais dans les onzesiècles qu’embrasse cette période de l’histoire,nous chercherions en vain une division, quin’ait rien d’arbitraire, qui s’impose d’elle-mêmeà nos travaux. Cependant le besoin d’uneclassification se ferait à chaque instant sentir,si nous n’ën adoptions aucune et par consé-quent nous éprouverions quelque embarras,si l’action même de l’Eglise ne nous fournis-sait une division aussi simple que vraie, aussiprécise, qu’elle est naturelle.
Sur les ruines de l’empire d’occident l’Eglisereste seule debout, et son premier devoir ,ainsique son premier besoin , est de convertirles vainqueurs idolâtres ou hérétiques , à quimaintenant la société va appartenir. Ellepoursuit cette tâche avec une infatigablepersévérance jusqu’au temps de Charlemagne ;alors le catholicisme règne dans toute sa pu-reté sur le nouvel empire que le roi Franca fondé, et les pouvoirs politiques de la sociétéchrétienne commencent à se formuler. Du-