MESSIEURS,
Il y a maintenant une année que cetteUniversité est fondée, et c’est pour la secondefois que nous nous réunissons après avoirsolennellement remercié la Providence de cetteliberté d’enseignement qu’elle a accordée àvotrebeau pays en récompense, je ne crainspas de le dire, de sa longue fidélité à la véri-table Eglise. Pour nous catholiques, la sciencede Dieu est la première des sciences, la sourcede toutes les autres, et déjà elle devient, mêmepour les plus incrédules, la pierre de touchedes connaissances humaines. Sous ce rapportil y a un progrès dont nous devons tenircompte, puisqu’il se rattache d’une manièrespéciale à l’objet de ce Cours. L’incrédulité aeu ses historiens ; ils ont ployé les faits aubesoin de leurs folles théories, et cependant lesrecherches , qu’ils ont dû faire , afin de coor-donner les temps anciens avec les temps mo-dernes , les ont ramenés malgré eux aux vé-rités contenues dans les plus anciennes annales