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de l’autre, à partager ses travaux en époquesdéterminées, non par les caprices de son ima-gination , mais bien par la nature même dela tâche assignée à chaque époque.
Messieurs , la destinée de l’homme ne s’ac-complit point ici-bas, mais elle s’y prépareavec angoisse et labeur. Déchu de sa premièreinnocence, sa débile volonté flotte entre deuxforces contraires, sa corruption propre d’a-bord , et puis la miséricorde divine. De là lescombats continuels qui se livrent dans lecœur de chacun de nous , combats, qui sereproduisent au dehors dans la société, etfinissent par amener les faits , les événe-mèns dont l’histoire garde le souvenir. 11 ya donc deux tendances dans l’individu et parconséquent dans chaque société, puisquetoute société se compose d’individus. Ces ten-dances se formulent de mille manières diffé-rentes: mais au fond leur nature ne changepoint, et nous les retrouverons toujours égale-ment opiniâtres, également inconciliables.Mais au-dessus de l’homme est la Providence ;dans son inépuisable bonté elle ne l’a-bandonne point, comme trop souvent il levoudrait, à l’emportement de ses vains désirs,