si évidemment indispensable, manque à l’in-crédulité. Mais nous, Messieurs , nous la pos-sédons. Elle n’est pour nous ni une théorie ab-straite , ni une vaine formule ; elle se résumeen faits merveilleusement attestés, et à l’aidede ces faits, les annales du genre humain ac-quièrent une unité parfaite.
Ce serait une chose triste que l’explorationde ces annales, si le flambeau de la foi 11enous éclairait pas. Pour l’incrédule la vie pré-sente est un tout incomplet, un commence-ment sans une fin, une existence isolée detout avenir, et l’homme n’est plus xpie l’aveu-glejouet d’une incompréhensible fatalité. Maisnous Chrétiens, nous savons d’où nous venonset où nous allons : nous connaissons les des-tinées de l’homme , et lorsque les peuples ,évoqués par nos souvenirs, passent devantnos yeux ^ nous n’ignorons ni quel fut leur au-teur, ni quel est le terme de la carrière où illes a jetés. Ainsi pour l’historien chrétien ladiversité même des faits et leurs contradictionsapparentes se coordonnent sans peine, et ilparvient aisément d’une part à démêler lesdeux grands principes qui se retrouventtoujours au milieu des conflits des nations ;