ou plutôt lorsque la tendance au mal prévautsur la tendance au bien , elle laisse à la libertéhumaine tout son essor, et cependant elle l’as-souplit , de manière à ce que le mal lui-mêmedevienne l’instrument du bien.
Car la Providence a son plan à elle, sonhistoire faite d’avance, si j’ose ainsi le dire,dont l’homme ne peut s’écarter, et à laquellela société la plus corrompue revient toujours,comme ces farouches animaux qui obéissenten rugissant à la voix de leurs maîtres. Cettehistoire providentielle nous la connaissons.Dieu créa Adam pour le servir. Adam violala loi qui lui avait été imposée, et il auraitsubi la peine qu’il avait trop bien méritée,si la promesse d’un Rédempteur n’avait sus-pendu les effets de la colère divine. Adamvécut donc et sa postérité après lui dans l’at-tente du Réparateur de sa faute, et les événe-mens qui se pressent pendant toute cettepériode, ne sont que la longue préparationqui doit précéder l’accomplissement de 1 ’ œuvred’une miséricorde infinie. Puis enfin le Répa-rateur descend sur la terre 5 le mystère de larédemption s’accomplit, et alors commence uneautre série d’événemens , qui sont eux-mêmes